Une mauvaise qualité de l’air intérieur peut provoquer des troubles de la santé. Fatigue, nausées, maux de tête, pathologies du système respiratoire, et bien d’autres symptômes peuvent apparaître. C’est pourquoi il s’agit d’un élément important, en particulier au sein des établissements recevant du public (ERP).

 

Comment évaluer la qualité de l’air intérieur (QAI)?

Avant tout, il faut évaluer les moyens d’aération. Cela consiste à examiner rapidement et simplement :

  • Des ouvrants : fonctionnalité, accessibilité et manœuvrabilité.
  • Des bouches de ventilations : fonctionnalité, obstruction potentielle, degré d’encrassement, respect du sens de l’air.

Cette évaluation doit être consignée, et être suivie, selon la situation :

  • d’un programme d’actions de prévention de la qualité de l’air,
  • ou d’un contrôle des polluants par un organisme accrédité par le Comité français d’accréditation.

Bonne qualité de l'air intérieur (QAI) en ERP - Marin plomberie

 

Quelles sont les causes d’une mauvaise QAI ?

  • Absence de filtrations ou filtrations non adaptées.
  • Environnement intérieur : la température, l’humidité, une mauvaise circulation, une mauvaise ventilation.
  • Apport insuffisant d’air extérieur.
  • Contaminants de l’air : les substances chimiques, poussières, moisissures, etc., détaillés ci-dessous.

 

Quels polluants sont concernés ?

  • Le formaldéhyde : irritant pour le nez et les voies respiratoires, il est émis par certains matériaux de construction, certaines colles, certains produits d’entretien, etc.
  • Le benzène : élément cancérigène résultant de la combustion (le gaz d’échappement notamment).
  • Le dioxyde de carbone : un taux élevé peut indiquer une accumulation de polluants dans l’établissement, dû à un certain niveau de confinement.
  • Le tétrachloroéthylène : à mesurer pour les établissement proches d’une installation de nettoyage à sec.
  • La poussière, l’amiante, les vapeurs toxiques, les composés organiques volatils (COV) issus de produits d’entretien, de solvants, colles, pesticides, désinfectants, etc.
  • Les acariens : issus des tapis, tissus, etc.
  • Les contaminants microbiens : champignons, moisissures (bacs d’eau stagnante, par exemple).

Particules fines - QAI - Qualité de l'air intérieur en ERP - Marin Plomberie

 

Que dit la loi au sujet de la qualité de l’air intérieur (QAI) en ERP ?

La loi Grenelle 2 veille à une bonne qualité de l’air en ERP et instaure progressivement une surveillance obligatoire des ERP.

  • Depuis le 1er janvier 2015, dans les établissements d’accueil collectif d’enfants de moins de six ans (environ 9 000) et les écoles maternelles (environ 17 000).
  • Depuis le 1er janvier 2018, dans les écoles élémentaires (environ 38 000).
  • Avant le 1er janvier 2020, dans les lieux d’accueil de loisirs (33 000) et les lieux d’enseignement ou de formation professionnelle du second degré (17 000).
  • Avant le 1er janvier 2023 dans les autres établissements accueillant du public.

Cette loi comprend deux éléments essentiels :

  1. Rendre progressivement obligatoire la surveillance de la qualité de l’air intérieur dans les ERP, et ce de façon régulière.
  2. Mettre en place un système d’étiquetage des matériaux de construction ou de décoration.